MGVELO
Le vélo en continu www.marcguillaumin.fr
guillaumin.marc@gmail.com
/
06.82.52.03.38

Questions à ... Anthony Gauthier

MGVELO donne la parole aujourd'hui à un vététiste. A un sociétaire d'Issoire Cyclisme Compétition, en l'occurrence Anthony Gauthier. Mais on le voit régulièrement sur les cyclo-cross et il vient de gagner à quatre reprises tout récemment. Anthony Gauthier vise un top 5 au championnat d'Auvergne qui a lieu ce dimanche à Chatel-Guyon. Il est de toute manière à considérer comme un vainqueur possible. Pur vététiste et peu intéressé par la route, il nous dit comment il est venu au vélo. Anthony Gauthier nous livre aussi son surprenant meilleur souvenir et fait de Christophe Pourrat, le coureur qui l'a le plus impressionné ces derniers hivers. Explications de l'intéressé.


Peux-tu dresser un premier bilan de ta saison de cyclo-cross ?
Le cyclo-cross est pour moi un bon moyen de progresser pendant l’hiver et d’en tirer des bénéfices sur le VTT qui reste ma discipline de prédilection. Le VTT cross-country a beaucoup évolué ces dernières années : les courses durent 1h20, les parcours sont de plus en plus nerveux, courts et engagés. L’explosivité est primordiale et le cyclo-cross est vraiment une discipline parfaite pour travailler cette qualité.
Cette année, je voulais attaquer un peu moins bien la saison de cyclo-cross pour tenter de mieux la terminer et pourquoi pas d’aller jouer un top5 au championnat de France Master, mais la course étant programmée fin décembre, je n’irai finalement pas. J’ai donc retardé ma préparation et ça s’est ressenti sur les premières courses où je manquais vraiment d’entraînement spécifique (6ème à Thiers et à Ambert, 9ème à Cusset). A partir de là il a fallu retrouver du plaisir et du rythme. Le calendrier a bien fait les choses le week-end suivant avec Artonne et Sénezergues, 2 parcours qui correspondent à mes qualités de VTTiste avec du dénivelé et peu de technique. J’ai donc pu ouvrir mon compteur de victoires. J’avais aussi à cœur de bien rouler à Perrier et Brioude qui sont les 2 courses les plus proches de chez moi. Objectifs atteints car je fais 2 et 1. Il restait Commentry qui est un de mes circuits préférés avec ses singles en sous-bois. Après une belle bagarre, j’arrive encore à gagner !
J’ai progressé chaque année depuis mes débuts plutôt laborieux en cyclo-cross en 2007, et cette année avec 4 victoires et des belles bagarres, je ne pouvais pas espérer mieux !
 
Le championnat d'Auvergne est-il un objectif majeur ?
C’est une course qui ne m’a jamais réussi, mais j’ai apprécié le circuit de Chatel l’an dernier alors cette année j’irai positivement. A cette période, avec les mauvais jours, j’ai du mal à aller m’entraîner, le plaisir n’est pas là. L’an dernier j’ai joué le podium sur pas mal de courses et au final je termine 7ème à Marcolès. Le championnat est une course bien particulière avec bien plus de niveau que les autres courses de la saison. Cette année j’espère me battre dans le top5, on verra !
 
Quel est le coureur qui t'a le plus impressionné ces derniers hivers ?
Je vais rester dans le milieu régional et je pense donc à Christophe Pourrat que l’on appelle gentiment « papi Pourrat ». Christophe est un exemple dans sa façon de rouler, sa régularité et sa maîtrise de la préparation d’un objectif. Il s’amuse sur son vélo et il ne lâche rien, comme le ferait un cadet ! C’est une personne rassurante et qui sait apporter de la confiance. J’ai beaucoup de respect pour lui.
 
Feras-tu la prochaine saison routière ?
La route n’est pas ma tasse de thé. J’essaie de m’aligner sur 4 ou 5 courses par an en préparation des gros objectifs VTT. Je ne trouve pas vraiment de plaisir dans cette discipline qui correspond simplement à une partie de mon entraînement. Je ne sais pas frotter, m’abriter et je n’ai aucun sens tactique !
 
Comment es-tu venu au vélo ?
Quand j’étais petit, mon grand-père a participé à la création d’un club de VTT à Lempdes sur Allagnon. Mon père était également au club et il était à l’époque le meilleur enduriste moto auvergnat. J’ai donc été bercé par les week-ends sur les compétitions motos. Dès qu’il estimait que j’en étais capable, je l’accompagnais sur ses sorties VTT. En cadet j’ai découvert la compétition et j’ai pris une première licence FFC au Vélo Sport Combellois. A partir de là, j’ai pris goût à l’effort et au perfectionnement de mon matériel. Mon père m’aidait à changer les vis pour gagner du poids ! On avait même fait des trous à la perceuse dans mon support de compteur pour l’alléger. J’ai conservé cette phobie des grammes sur le vélo.
 
Question habituelle: quel est ton meilleur souvenir de vélo ?
Ce serait un souvenir dans le milieu du vélo plutôt qu’une expérience sur le vélo. Je dirai sans aucune hésitation la seconde place de Lucas Serrières lors du Championnat de France cadet en 2014. C’était une très grande émotion d’être au bord du parcours et de le voir se battre pour la victoire sachant que je l’ai accompagné toute la saison sur les courses nationales. Il nous surprenait de course en course. C’est un peu comme s’il réalisait quelque chose que je n’avais pas fait, mais en ayant la certitude de lui avoir transmis et apporté mon aide lorsque je le pouvais. Par exemple, la veille à la reconnaissance du Championnat de France, il buttait sur un virage très pentu et engagé. On y est retourné ensemble, je l’ai assuré et il est passé.  A l’arrivée je ne sais pas lequel des 2 était le plus heureux ! Cette saison 2014 restera une belle aventure, mais pas pour mes propres résultats nationaux car j’ai laissé beaucoup d’influx nerveux avec ce que nous a fait vivre Lucas !
 

Questions à ... Mathieu Beauchaud

La rubrique "Questions à ..." va cette fois-ci dans le Berry, à Lignières plus précisément. L'invité est Mathieu Beauchaud, coureur pourtant licencié dans la formation d'Issoire Cyclisme Compétition. Cinq victoires cette saison pour ce jeune footballeur du PSG reconverti au vélo depuis qu'il a quitté la capitale. "Je pense avoir fait une bonne saison" nous dit-il. Pour 2016, il a choisi de repartir en deuxième catégorie mais il participera à des épreuves de haut niveau aus ein de la division nationale 3 du club. Mathieu Beauchaud nous dit il est venu fréquenter les pelotons et il évoque aussi plusieurs bons souvenirs comme cette victoire acquise sur ses terres, quasiment devant sa maison. Explications de l'intéressé.


Quel bilan fais-tu de ta saison ?
Je pense avoir fait une bonne saison avec cinq victoires, quatre en troisième catégorie et une en deuxième catégorie, et une quinzaine de podiums.

La saison prochaine dans une nouvelle catégorie ?
L'objectif durant cette saison était de monter en deuxième catégorie. Grâce aux victoires, c'est chose faite. Pour la prochaine, j'ai la possibilité d'être en première ou en deuxième et, après discussion avec mes équipiers, le staff du club et mon entraîneur, j'évoluerai en deux afin de passer le cap plus "gentillement" mais cela ne m'empêchera pas de courir sur des élites ou des manches de Coupe de France.

Toujours sous les couleurs d'Issoire ?
Oui, et j'intègre la formation DN 3 d'Issoire Cyclisme Compétition. Je tiens à remercier tout le club pour le travail effectué et plus particulièrement le staff qui m'a fait le cadeau de participer au Trophée des Champions cette fin de saison. Sans ce club et mon entraîneur, je n'aurais pas pu faire la saison que j'ai faite cette année et j'espère pouvoir renouveler la saison prochaine.

Comment es-tu venu au vélo ?
Lorsque j'habitais encore en région parisienne, je jouais au foot comme la plupart des garçons. J'ai eu la chance de pouvoir jouer au PSG ches les jeunes et j'ai pu faire des choses que beaucoup d'enfants aimeraient faire, comme donner la main aux joueurs avant un match. Mais quand je suis venu habiter dans le Cher, j'ai eu envie de changer de sport et comme mes oncles ont fait du vélo, j'ai voulu essayer. Et maintenant, j'en suis à ma septième licence !

Question habituelle: quel est ton meilleur souvenir de vélo ?
J'ai plusieurs souvenirs de vélo que je ne peux pas départager comme étant mon meilleur souvenir. Etant pompier, j'ai pu participer aux championnats de France de vtt, du chrono et de la course en ligne que j'ai réussi à gagner. Entendre la Marseillaise pour soi, c'est magique ! Cette année, j'ai remporté la course de Lignières, une course qui me tenait à coeur puisque j'habite à 300 mètres de la ligne. Toute la semaine, les gens me disaient que j'allais gagner donc j'ai demandé aux copains du club de venir m'aider. En plus, c'était le jour de mon anniversaire et cette épreuve est dédiée à un ami disparu l'an dernier après s'être battu contre la cancer. Ce jour-là, après être rentré seul sur l'échappée, je suis parti à la flamme rouge et j'ai pu lever les bras chez moi et voir mes coéquipiers faire deux et trois !

Photo Sarah GUILLAUMIN
 

Questions à ... Antoine Drotz

MGVELO propose un nouveau numéro de sa traditionnelle rubrique « Questions à … ». Aujourd’hui, on part dans le Poitou, du côté de Châtellerault, dans la Vienne, avec Antoine Drotz. Lui aussi était ces derniers temps sur les routes du Boischaut et de la Marche. Sa progression est régulière, un niveau par an, et le voici en première catégorie pour la saison 2016. « Concilier les études et le vélo, c’est son principal objectif sans rêver à l’impossible » nous dit-il. Cet adepte du chrono dresse le bilan de l’année et nous donne des infos pour la prochaine. Il nous dit comment il est venu au vélo et nous livre ses deux meilleurs souvenirs. Explications de l’intéressé.
 
Quel bilan fais-tu de ta saison ?
Une nouvelle saison qui m'a permis de progresser encore un peu plus. J'ai pu participer à 83 compétitions avec des résultats encourageants : 44 top 10, 27 top 5 et 3 victoires ! Participer à des courses élite et enchaîner les jours de course m'a permis d'accumuler du rythme et de la « caisse » pour espérer  une saison 2016 correcte en 1ère catégorie. Car je sens bien que la marche est toute autre que celle entre la 3ème et la 2ème. Il va aussi falloir gérer avec mon master 2 management/Administration des Entreprises. Mais pour l'instant, j'y suis arrivé. Il faut savoir juste faire quelques petits sacrifices. Ma progression est aussi plutôt linéaire et encourageante: Junior 2 (2011), Ufolep (2012), Pass'Cyclisme (2013), 3ème caté (2014), 2ème caté (2015), 1ère caté (2016). On verra fin 2016 ...
 
Tu es apparemment un adepte des chronos ?
Les chronos m'ont toujours attiré depuis mes débuts car j'ai commencé sur le tard, à18 ans, et je n'ai jamais su vraiment frotter. En chrono, on est seul sur sa machine et c'est bien la seule forme du moment qui permet de faire un résultat. Aucune autre donnée, due aux autres coureurs par exemple, ne vient s'intercaler. Et puis, le chrono a été la discipline où j'ai eu mes premiers résultats (lorsque j'évoluais en Ufolep) : ça m'a encouragé à le bosser d'autant plus.
 
Quelles sont tes ambitions pour 2016 ?
C'est une nouvelle saison qui s'annonce et ce sera dans l'élite nationale. Autant dire que je ne me fais pas d'illusions. Si j'arrive à concilier vélo, vie privée et études cet hiver, j'espère pouvoir me préparer assez sérieusement pour éviter de « péter » dès les Plages Vendéennes dans la 1ère bordure des Vendée U ! Plus sérieusement, je vais une nouvelle fois me donner au maximum sans pour autant cocher d'objectifs précis. Fonctionner de cette manière dans le cyclisme me semble un peu trop "rêveur" car tellement de conditions sont à réunir pour pouvoir gagner. Je préfère me fixer des objectifs atteignables plutôt que de rêver de l'impossible. Après, c'est juste ma façon de penser qui peut parfaitement être remise en cause. Cette saison 2016 se fera donc dans la DN3 de la Vienne, Le Team Vienne 86 avec un maillot spécifique à celui de l'ACC mais aussi sous les couleurs châtelleraudaises lorsque je courais en individuel. Tout ceci en parallèle d'un stage professionnalisant de 6 mois. Bref, un bon programme !
 
Comment es-tu venu au vélo ?
Comme de nombreux gamins, j'adorais regarder le Tour. Après avoir testé de nombreux sports, à 17-18 ans, j'allais rouler avec mon VTT sur les routes pendant deux à trois heures et je simulais les arrivées d'étapes vues à la télé. Mes parents m'ont ainsi aidé à m'acheter mon premier vélo en junior et j'ai commencé le plus vite possible les compétitions. Mes parents me soutiennent certes, mais jugent d'abord ma réussite dans les études avant la réussite sportive et je trouve cela intéressant. Je n'ai aucune pression de leur part et je gère ainsi tous mes achats sans aide de leur part. On fait bien plus attention à ce que l'on achète que à ce qui nous est acheté je pense. On apprend la valeur des choses.
 
Question habituelle : quel est ton meilleur souvenir de vélo ?
Deux sont obligatoires d'être mentionnés ici. En premier, ma troisième ascension de la journée du Mont-Ventoux. Il y a trois ans de cela, ma sœur s'est aussi mise au vélo et nous sommes partis en vacances au pied du Mont Chauve. Je voulais additionner les trois montées possibles dans la journée. Après les deux premières en solo et un bon plat de pâtes, nous avons effectué la troisième ensemble avec ma sœur ! Arrivés en haut, la sensation était vraiment top ! Et la partager avec ma sœur était tout aussi top ! Une sensation de liberté mêlée à la satisfaction d'avoir rempli cet objectif de la "triplette" ! Et en second, ma première victoire. Je pense que tout le monde s'en rappelle de sa première. J'étais en pass'cyclisme et je gagne un sprint de deux après avoir été échappé toute la course. Toute victoire est importante quel que soit le niveau auquel elle est associée. Cette victoire en a ensuite amené une seconde dans la saison.

Photo Sarah GUILLAUMIN
 

Questions à ... Axel Chatelus

Axel Chatelus est l'invité de MGVELO pour un nouveau numéro de "Questions à ..". Rencontré ces dernières semaines sur les routes du Challenge du Boischaut et de la Marche, il ne pouvait pas échapper à cette traditionnelle série de questions. Pur Roannais, il porte avec fierté les couleurs du CR4C après avoir débuté au Vélo-Club Roannais. Son objectif pour 2015 a été atteint. Après l'apprentissage du haut niveau, place aux choses encore plus sérieuses en DN1. Impatient et motivé, il est déjà bien porté vers 2016. Axel Chatelus nous dit comment il est venu au vélo et il nous dévoile aussi son meilleur souvenir. Explications de l'intéressé.
 
Quel bilan fais-tu de ta saison ?
Je suis satisfait de ma saison. L'objectif premier était de monter en première catégorie avec quelques victoires obtenues en deuxième catégorie. C'est chose faite. Le CR4C a fait preuve de beaucoup de confiance avec moi et j'ai pu participer à de nombreuses grandes courses en élite comme, par exemple, la dernière manche de la Coupe de France DN1. 2015 a été une année riche en apprentissage !
 
Tu la vois comment ta saison 2016 ?
J'ai hâte que cela commence ! Même si j'ai essentiellement couru en élite cette saison, 2016 sera ma première année au sein de l'effectif de DN1. C'est une grande source de motivation. J'ai vraiment l'envie de bien faire, pour moi et pour tous ceux qui m'ont aidé à en arriver là.
 
Porter le maillot du CR4C, cela doit être très motivant ?
Quand on est un pur Roannais comme moi, c'est déjà une satisfaction de faire partie du CR4C. Il y a un réel engouement dans la région roannaise pour ce club qui a une grande histoire avec le cyclisme amateur.
 
Comment es-tu venu au vélo ?
Grâce à mon frère, je pense. J'ai commencé au Vélo-Club Roannais en minime 2.
 
Question habituelle: quel est ton meilleur souvenir de vélo ?
Mes premières victoires restent un très bon souvenir mais je pense que ma participation au Tour du Pays Roannais a été un grand moment de ma saison 2015. C'est une course particulière quand on est un gars du cru !
 

Questions à ... Thomas Chassagne

MGVELO propose un nouveau numéro de sa traditionnelle rubrique « Questions à … ». Aujourd’hui, on va en Corrèze et plus précisément à Tulle à la rencontre de Thomas Chassagne. Le sociétaire du Team Elancia qui a débuté le vélo en troisième catégorie ufolep est maintenant en première ffc. Et hier, il a joué les premiers rôles au prix des Foires d’Orval en prenant en plus une belle septième place. Une saison 2015 satisfaisante et des années à venir intéressantes au sein d’une division nationale 3 du cru. « L’hiver va être long » nous dit-il. Thomas Chassagne s’adapte à tous les profils de parcours mais son gros point faible, c’est le sprint. Fils de cycliste, il a néanmoins joué au rugby assez longtemps. Quant à son meilleur souvenir de vélo, il le qualifie de mémorable. Explications de l’intéressé.
 
 
Peux-tu faire un rapide bilan de ta saison ?
J’ai eu une première partie de saison en demi- teinte, malgré de bonnes sensations, je n’ai pas réussi à décrocher de résultats significatifs. Ma saison s’est réellement lancée à partir de la Ronde de l’Isard, c’est la première fois que je participais à une course de haute montagne de niveau international. Ensuite, j'ai décroché ma première victoire au Grand Prix de Juillac tout près de chez moi. J’ai également pu mettre à mon actif de belles places d’honneur comme au Championnat du Limousin, où je termine second de la course en ligne et du contre la montre, mais encore sur le Tour de Côte d’Or (4ème) et de la Route du Poitou (5ème). J’aurais aimé connaître plus de succès mais c’est le sport, et je suis déjà impatient de reprendre la saison 2016. 
 
Comment envisages-tu la suite de ta carrière ?
A long terme, je ne sais pas trop où tout cela va me mener, je me donne à 200%, mon but est d’accéder au meilleur niveau possible et surtout de continuer à prendre du plaisir. En ce qui concerne l’année prochaine, je continuerai d’évoluer au Team Elancia, ce sera quelque chose de nouveau pour moi car l’effectif va quelque peu changer et nous évoluerons en DN3. Le projet me tiens énormément à cœur, les dirigeants se battent depuis quelques temps pour que le cyclisme en Corrèze prenne une autre dimension. Etant corrézien, il était inconcevable pour moi que je puisse laisser tomber coureurs et dirigeants. Je suis très confiant quant à l’avenir du Club, tout est réuni pour que nous fassions de cette saison 2016 et des années à venir une belle aventure.
 
Es-tu plutôt un sprinter, un rouleur, un grimpeur ou un passe-partout ?
Je me considère comme étant un coureur polyvalent, les parcours tout plat ne me dérangent pas, j’aime mettre du braquet et rouler vite. Lorsque je suis en bonne condition, les parcours difficiles ne m’effraient pas plus que ça. J’ai eu la chance de participer à tout type de courses cette saison et pour être honnête, je ne sais pas encore où je me trouve le plus à l’aise. Ce qui est sûr, c’est que si je devais progresser dans un domaine, ce serait le sprint, d’autant plus quand on voit son importance dans le cyclisme moderne. Cette saison, beaucoup de places d’honneur m’ont échappé à cause de ça.
 
Comment es-tu venu au vélo ?
Je suis sur le bord des routes depuis mon plus jeune âge, j’ai la chance d’avoir eu un papa sportif qui m’a toujours transmis une belle image de ce sport. J’ai pratiqué le rugby jusqu’à 17 ans et à ce moment-là il a fallu faire un choix. Jusque-là je ne pratiquais pas de compétition mais je n’avais qu’une hâte, mettre mon premier dossard et essayer d’imiter mon père. Chose faite il y plus de trois ans et depuis je gravis les étapes les unes après les autres en étant passé de la 3ème catégorie UFOLEP à la 1ère catégorie FFC.
 
Question habituelle : quel est ton meilleur souvenir ?
J’ai de nombreux souvenirs qui me viennent en tête, si je devais en choisir un, ce serait peut-être le périple que mon coéquipier de Club Julien Lamy m’a fait traverser pour aller de l’Essor Basque à la Platja d’Aro où nous effectuions un stage début février. Un grand moment de rigolade avec un ancien militaire qui a eu la bonne idée de faire le voyage à l’instinct. Résultat: une traversée des Pyrénées au beau milieu de la neige, plus de 8 heures de trajet au lieu de 6 et une magnifique découverte de la campagne espagnole ! Mémorable.
 

MGVELO / Questions à ... Julien Préau

MGVELO consacre sa traditionnelle rubrique de "Questions à ..." à Julien Préau, un coureur du Berry porteur du maillot auvergnat du Team Pro Immo Nicolas Roux. Au sein de cette division nationale 1, Julien Préau a vécu une saison bien remplie. Seule une victoire manque à l'appel. Adepte de la vitesse, il aime les sprints et les compétitions sur piste. Julien Préau nous explique ce qui lui ont apporté les courses disputées dans les Îles ces derniers mois. Il se dit impressionné par la régularité de l'équipe, victorieuse d'un bout à l'autre de la saison. Et il nous dévoile son meilleur souvenir de vélo. Explications de l'intéressé.
 
Comment te définis-tu en tant que cycliste ?
Je me définirai comme sprinteur-puncheur. J’aime beaucoup la préparation d’un sprint massif sur route, j’aime beaucoup également les sensations de vitesse que je peux avoir sur un vélodrome.

Quel bilan fais-tu de ta saison ?
L’équipe (Team Pro Immo Nicolas Roux) a vraiment bien marché cette année et c’était un réel plaisir de courir chaque week end pour la gagne, se mettre au diapason pour aider les coéquipiers à aller chercher la victoire. Personnellement, une saison correcte mais j’attendais mieux avec bien sûr une victoire qui m’aurait donné de la confiance qui m’a manqué cette saison. L’objectif en 2016 est que l’équipe puisse compter sur moi pour aller chercher les victoires. J’en profite pour remercier Nicolas Roux, Patrick Bulidon, Nicolas Chadefaux et Jean-Philippe Duracka qui nous ont mis dans de très bonnes conditions pour faire du vélo cette année.

Que t'ont apporté les courses dans le Îles ?
Les courses dans les îles m’ont apporté de la caisse, 11 étapes en 9 jours en Guadeloupe, c’était la première fois que je participais à une course aussi longue avec un tel niveau. J’ai énormément appris durant cette course par exemple en étant au contact de coureurs chevronnés comme Sébastien Fournet-Fayard. Les courses de 160 km me paraissent beaucoup moins longues depuis ce voyage.

Quel est le coureur qui t'a le plus impressionné cette année ?
Il n’y a pas de cycliste qui m’ait particulièrement impressionné cette année. Par contre, la régularité de l’équipe tout au long de la saison m’a impressionné, on a gagné à la première course de la saison en février avec Rémi Cavagna et en fin de saison avec Mihkel Raim au Cameroun en ce moment.

Quel est l'évènement qui t'a le plus marqué ?
Le Tour de Guadeloupe est l’évènement qui m’a le plus marqué cette saison, il y avait une foule monstre, puis je suis passé par tous les états. J’étais très heureux des victoires de Pierre Bonnet et Sylvain Georges mais il y a eu aussi des déceptions avec une grosse chute pour ma part à l’avant dernière étape durant le sprint massif. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire du vélo avec les gars de l’équipe autour d’une population qui adore le vélo.

Quel est ton meilleur souvenir de vélo ?
Mon meilleur souvenir de vélo reste mon titre de champion de France sur piste en junior mais j’espère vivre encore de plus beaux souvenirs dès la saison 2016

Photo Sarah Guillaumin
 

Questions à ... Quentin Jacquin

MGVELO donne la parole à un tout jeune coureur. Ce "questions à ... Quentin Jacquin" est l'occasion de parler d'un garçon qui n'a pas hésité à se frotter aux coursiers de haut niveau. Sur ses terres du Boischaut, ce junior fait ses classes. Il prépare l'avenir et se donne une bonne année pour se tester. Alors, pourquoi ne pas l'encourager en lui consacrant ce numéro. Il sera fidèle à son club, l'EC Orval Saint-Amand, en l'occurrence. Il sera à domicile mercredi pour le prix des Foires d'Orval. Quentin Jacquin nous dévoile ses favoris chez les pros mais aussi son meilleur souvenir. C'est aussi un pistard. Explications de l'intéressé.


Pourquoi as-tu décidé de participer aux épreuves du challenge du Boischaut et de la Marche ?
J'ai décidé de faire ces épreuves car je voulais me frotter au niveau élite mais aussi car depuis trois mois, je me consacre uniquement au vélo et cela pour une année au minimum.

L'an prochain, tu seras en espoirs. Quelles seront tes ambitions ?
Pour la saison prochaine, mon but est de passer au minimum en deuxième catégorie avec deux ou trois victoires, et s'il y en a plus, ce sera le top ... Mais déjà, ce serait bien, je dois au moins ça à mon club.

Comment es-tu venu au vélo ?
En fait, je fais plus ou moins de vélo depuis tout petit, surtout du vtt. Un jour, je me suis dit pourquoi pas essayer. Le début a été très dur car j"ai commencé tard, en cadet 2, mais bon, quand ça plait, c'est jamais trop tard, la preuve avec Jean-Christophe Péraud.

Quel est ton favori chez les pros ?
J'adore Mark Cavendish pour la beauté de ses sprints. Mais, chez les Français, c'est Sylvain Chavanel. Huit maillots de champion de France, ça se respecte.

Question habituelle: quel est ton meilleur souvenir de vélo ?
Cette année, j'ai plus de souffrances que de bons souvenirs ! Mais je pense que mon meilleur souvenir, c'est ma victoire sur piste à Lurcy-Lévis au mois d'août dernier.


Photo Sarah GUILLAUMIN